Le bois et la forêt

LE BOIS DANS LA CONSTRUCTION

 

L’isolant idéal 

Maison en bois

Matériau naturel sain, respirant et apaisant, le bois présente des qualités exceptionnelles comme isolant thermique. Elles sont douze fois supérieures à celles du béton. Son utilisation dans la construction permet de faire de sérieuses économies d’énergie. Le bois isole 15 fois plus que le béton, 400 fois plus que l’acier et 1 770 fois plus que l’aluminium.

Au niveau acoustique, son fort pouvoir d’absorption évite les effets de résonance désagréables, notamment liés aux grands volumes. Il confère aux maisons une atmosphère sonore inimitable. Ce n’est pas par hasard si les professionnels du son le choisissent.

 

Maison bois, maison saine ! Une vérité largement prouvée. Des impuretés peuvent apparaître en effet dans la maison traditionnelle la mieux isolée mais pas forcément… bien ventilée. Dans une maison en bois, le matériau régule naturellement l’hygrométrie ambiante.

 

Léger et résistant

Leger et Resistant

Les constructions traditionnelles ne sont jamais à l’abri de se fissurer : conditions climatiques, tassements de terrains, remontées d’humidité, tremblements de terre…). Des désagréments qui ne touchent pas les bâtiments en bois.

A sa grande résistance, le bois ajoute sa légèreté qui permet de répondre à certaines exigences architecturales : portée importante, possibilité de grandes ouvertures en façades… Une maison en bois pèse cinq fois moins lourd qu’une maison maçonnée.

Certaines essences de bois (mélèze, douglas…) offrent une résistance naturelle tout à fait remarquable aux attaques biologiques. Non traité, il prend avec le temps un bel aspect argenté (dû au vieillissement naturel du bois) qui contribue à l’intégration de la construction dans son environnement paysager.

 

Facile à monter et à… démonter

Facile à monter et démonter

La réalisation d’une construction en bois demande 2 à 3 fois moins de temps qu’une maison classique, puisqu’une grande partie du chantier se fait en atelier. Le choix de ce matériau constitue l’option idéale pour construire en milieu urbain dense. Facilement transportable, peu polluant, le bois s’inscrit parmi les matériaux de la filière dite « sèche ». Son utilisation s’accompagne de chantiers propres. Son emploi facilite par la suite, l’interchangeabilité des composants lors des réhabilitations partielles. En fin de vie, le bois peut se réutiliser à d’autres fins.

 

 

 

 

Matériau renouvelable et écologique

Matériau renouvelable et écologique

Le bois, matériau renouvelable par excellence, est également écologique. Il stocke une bonne partie de carbone (ce qui contribue à limiter l’effet de serre) et continue de le faire même sous sa forme construite, cela pendant 75 ans en moyenne. C’est un allié contre le réchauffement climatique qui menace notre planète.

Une maison construite avec 20 m3 de bois peut ainsi stocker 20 tonnes de gaz carbonique. Les produits bois, comme votre quotidien préféré, constituent eux aussi des « pièges » à carbone mais sur des durées plus courtes. Deux mois environ pour les journaux.

 

 

 

 

 

Le bois face au feu ? C’est lui le plus sûr !

Le bois face au feu

Ce matériau transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et… 250 fois moins que l’acier ! En cas d’incendie, le comportement au feu du bois est exceptionnel. En se consumant lentement, il conserve ainsi sa capacité de portance et ses qualités mécaniques plus longtemps que d’autres matériaux. Cela sans dégager de gaz

toxiques. Quel matériau est autorisé par les pompiers dans les parois coupe-feu ? Vous donnez votre langue au chat… et bien il s’agit du bois ! Autre particularité de ce matériau noble : sa résistance à l’eau de mer. Le bouchot, servant à la culture des moules en mer, est une clôture faite de poteaux là encore, en bois.

 

Energie grise

Pris localement, le bois est un matériau à très faible énergie grise. Il ne nécessite pas de gros efforts pour sa transformation.

  

Le bois, un investissement pérenne

Le bois, un investissement perenne

Tout autant que la pierre, le bois s’inscrit bien dans une démarche d’investisseur. La maison bois traverse les siècles et ne se décote pas sur le marché de l’immobilier. En Sologne, les maisons à colombages du XIIIe siècle sont toujours là pour le prouver.

La forêt constitue elle aussi un bien transmissible. Les trois quarts de la forêt française appartiennent d’ailleurs à des propriétaires privés, au nombre de 3,5 millions. En Loir-et-Cher, fief de l’entreprise GAUDELAS, le taux de boisement atteint 34 %, ce qui correspond à 215 000 ha de forêt. Et 90 % de cette surface (soit 198 000 ha) sont la propriété de propriétaires privés.

 

 

Etre propriétaire forestier, c’est « élever », faire grandir des arbres pour les générations futures. S’il faut moins de 25 ans à un taillis pour atteindre sa pleine maturité, il faut environ 60 ans à une futaie de douglas, 90 ans à des hêtres, 120 à des chênes et plus de 150 ans à une forêt de sapins de montagne. 

 

 

La forêt appartient à tout le monde : faux !

 

Je fais preuve de respect

Je fais preuv de respect

Pour vous en convaincre, lisez le chapitre précédant. Si 90 % de la forêt appartiennent à des propriétaires privés, quand on se balade « dans les bois », on le fait systématiquement chez quelqu’un. Alors respectons les lieux en suivant quelques règles de bonne conduite : ne pas jeter de déchets, rester dans les sentiers, ne pas piétiner la flore ni effrayer la faune. Munissez-vous plutôt d’une bonne paire de jumelles (voire d’un guide animalier) pour l’observer. Ne faites pas de feu et ne fumez pas. La majorité des incendies de forêt sont provoqués par un geste inconscient.

 

 

 

 

Cueillir champignons, châtaignes, mûres… tu ne feras point

Cueillir des champignons

Comme elle, les produits de la forêt n’appartiennent pas à tout le monde. Ils sont, eux aussi, la propriété du maître des lieux, que ce dernier soit privé ou public d’ailleurs. Le ramassage pour consommation personnelle reste toutefois souvent toléré. Mais pour que cette tolérance dure, il convient de faire preuve de modération dans sa cueillette.

 

 

 

 

 

 

 

A découvrir

 

Des chênes remarquables

. En France, le plus vieux chêne date, suppose-t-on, du IXe siècle et donc de l’époque de Charlemagne. Il se trouve à Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime), commune du Pays de Caux. Son tronc creux abrite deux petites chapelles superposées ; certaines de ses branches sont étayées et une partie est protégée des intempéries par des essentes (bardeaux). Sa circonférence dépasse les 9 mètres. Chaque année, plus de 60 000 personnes le visitent.

 

. A Cheillé (Indre-et-Loire) un chêne bicentenaire, enraciné dans le mur de l’église Saint-Didier, semble retenir l’édifice.

 

Des ifs qui « décoiffent »

Ifs

Deux ifs détiennent le record de longévité en France. L’un se trouve dans le Calvados, l’autre dans l’Eure. Ils sont âgés de… 1 700 ans !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources

« 36 idées reçues sur la forêt et le bois » - www.foretpriveefrancaise.com

CAUE 41 – www.caue41.fr